Membres excusés : Sandrine ALIBERT (Marseille), Isabelle BESTEL (Bordeaux), Michel BOISBRUN (Nancy), Line BOUREL (Strasbourg), Jacques BUXERAUD (Limoges), Philippe CHAVATTE (Lille), Marie COCHARD (Reims), Patrick DALLEMAGNE (Caen), Laurent GAVARA (Montpellier), Stéphane GÉRARD (Reims), Marc LEBORGNE (Lyon), Stéphane MOREAU (Bordeaux), Sandrine ONGERI (Châtenay-Malabry), Pascal RATHELOT (Marseille), Janos SAPI (Reims), Pascal SONNET (Amiens), Anne-Sophie VOISIN-CHIRET (Caen).
Membres présents : Isabelle BAGLIN (Angers), Jean BERNADOU (Toulouse), Pascal BERTHELOT (Lille), Jean-Daniel BRION (Châtenay-Malabry), Pascal COUDERT (Clermont-Ferrand), Caroline DECOMBAT (Clermont-Ferrand), Caroline DUCROS (Marseille), Sylviane GIORGI-RENAULT (Paris-Descartes), Alain GUEIFFIER (Tours), Cécile GUEIFFIER (Tours), Abdallah HAMZÉ (Châtenay-Malabry), Marie-Paule JOUANNETAUD (Poitiers), Martine LEMBÈGE (Bordeaux), Vincent LISOWSKI (Montpellier), Michel MADESCLAIRE (Clermont-Ferrand), Nicolas MASURIER (Montpellier), Sylvie MAVEL (Tours), Alain NUHRICH (Bordeaux), Jean-François PEYRAT (Châtenay-Malabry), Nancy TY (Clermont-Ferrand), Pierre VERHAEGHE (Toulouse), Michel VIDAL (Paris-Descartes),;Valérie WEBER (Clermont-Ferrand).

La séance débute par un discours de bienvenue prononcé par lu Pr. Jacques BOHATIER, Vice-Doyen de |a Faculté de Pharmacie de Clermont-Ferrand. Le Président de l’AFECT tient à lui exprimer la gratitude de l’Association pour avoir bien voulu accueillir ce deuxième séminaire et la mise à disposition des locaux. Une telle réunion n’a été possible que grâce à la précieuse aide matérielle assurée par notre Collègue Pascal COUDERT et toute son équipe. Des remerciements très chaleureux sont plus particulièrement adressés à Caroline DECOMBAT dont la gentillesse et la compétence ont permis l’organisation de cette journée.
1. Promouvoir la Chimie Thérapeutique dans le nouveau cursus des études pharmaceutiques
Le point sur le Certificat de Synthèse Pharmaceutique (CSP)
Selon le texte officiel, la validation de ce certificat est obligatoire pour l’inscription en 6e année.
Les modalités de mise en place varient selon les différentes UFR de Pharmacie. Une présentation orale a été retenue par la majorité (20 facultés /24), conformément à la recommandation de la Conférence des Doyens. L’étendue du programme est diversement interprétée : pour certaines UFR, le CSP ne porte que sur le contenu de la 4e année, alors que pour d’autres, il regroupe tous les enseignements du tronc commun assurés en 2e, 3e et 4e années.
LILLE (P. BERTHELOT)
Le CSP est organisé exclusivement sous la forme d’un oral. L’épreuve est prévue sur 3 jours (début mai) et nécessite l’implication de 12 jurys avec la participation d’un pharmacien d’officine. Les étudiants disposent de 15 minutes pour présenter leur sujet correspondant généralement à un cas clinyque. L’exposé oral est suivi de 5 minutes de questions diverses pouvant être sans aucune relation directe avec le cas clinique.
CHÂTENAY-MALABRY (J.-.F PEYRAT)
L’hypothèse d’un oral a été rejetée par les étudiants objectant une éventuelle injustice en fonction de la constitution des jurys. Il a donc été décidé de réaliser un contrôle sous forme de QCS. L’un des avantages est d’éviter une mobilisation excessive des enseignants pour constituer les divers jurys. Chaque étudiant a deux épreuves (QCS-A : tendance Biologie, et QCS-B : tendance physico-chimie). Préalablement, il a été demandé aux enseignants de fournir des questions représentatives des pré-requis permettant de valider les connaissances des étudiants.
Une première session a été organisée dès la fin du premier semestre de la 4e année. Au total, quatre sessions sont prévues entre la 4e et la 5e année afin d’éviter un embouteillage au niveau de l’inscription en 6e année. Cette mise en place a dores et déjà donné des résultats très stisfaisants puisque plus de 90 % des étudiants ont validé leur CSP à Châtenay.
TOURS (A. GUEIFFIER)
Il a été convenu de constituer 8 jurys de 3 personnes appartenant respectivement aux sections 85, 86, 87 du CNU. Les sujets correspondent à 8 cas cliniques élaborés par les enseignants de Pharmacologie, Chimie Thérapeutique et Pharmacie Clinique. Le président de jury a pour mission de « reformater » chaque cas clinique en fonction de la spécificité disciplinaire des membres du jury. Les étudiants disposeront de 3 sessions pour valider le CSP (2 sont prévues en 4e année et la dernière en 5e année)
BORDEAUX (A. NUHRICH)
- Les sujets ne sont pas des cas cliniques mais correspondent à des noms de principes actifs médicamenteux figurant à la Pharmacopée européenne. Chaque jury (constitué de 3 membres) est présidé par un enseignant titulaire du diplôme de pharmacien.
- Pour chaque sujet, une grille de correction (avec mots clés) est mise à disposition de tous les enseignants participant aux jurys, afin que tout le monde puisse porter la même appréciation et garantir ainsi une certaine homogénéité dans la notation.
ANGERS (I. BAGLIN)
- Un certificat de synthèse existe depuis au moins 4 ans en fin de 1er semestre de la 4e année. Les étudiants suivent 1 séance d’ED préparatoire et sont interrogés par groupes de 3. Les sujets portent sur des médicaments (fiches de type RCP), selon un principe voisin de celui de Bordeaux.
- À partir de 2014, les étudiants seront évalués individuellement par un jury composé de 3 enseignants. Les questions porteront sur les connaissances acquises principalement entre la 2e et la 4e année.
POITIERS (M.-P. JOUANNETAUD)
Les sujets sont des commentaires d’ordonnance. Les étudiants doivent répondre à une même série de questions et les jurys disposent d’une grille de réponses rédigées
TOULOUSE (P. VERHAEGHE)
- 6 jurys de 3 membres (pharmaciens + médecins) : chaque jury dispose de toutes les questions rédigées à l’avance
- L’épreuve est orale et se déroule sur 30 minutes avec une préparation à l’aide du Dorosz (notées sur 12 points) suivie d’une série de questions (notées sur 8 pts) : 90 % de réussite dès la 1ère session.
PARIS-DESCARTES (S. GIORGI-RENAULT et M. VIDAL)
- À la demande des étudiants, le CSP se présente sous la forme d’un oral (2 sessions prévues).
- Les sujets sont définis par l’ensemble des membres des jurys et portent sur les enseignements du tronc commun, assurés de la 1ère à la 4ème année.
- Les étudiants disposent d’un dictionnaire Vidal pour la préparation.
- Six jurys fonctionnent en parallèle pendant 2,5 jours. Chaque jury comprend 3 membres dont au moins un professeur, 1 bi-appartenant et un représentant d’une discipline fondamentale.
CLERMONT-FERRAND (P. COUDERT, M. MADESCLAIRE, C. DECOMBAT)
Au delà de la 3e année, « la chimie n’existe plus ». Le contexte clermontois, commun à de nombreuses UFR, traduit les grandes difficultés de la Chimie à se faire entendre au niveau des sujets posés. Dans les dernières années du cursus des études il existe une position dominante de la Pharmacie Clinique et des disciplines biologiques.
Le CSP est organisé sur deux jours en 3e année, sous la forme d’un oral devant un jury. Une particularité du système d’évaluation réside dans le jumelage de deux discyplines (Chimie Thérapeutique + Pharmacologie) lors des contrôles réalisés à la fin de chaque semestre.
Les difficultés relatives aux examens oraux programmés sur plusieurs jours sont évoquées. Les étudiants sont très attentifs au pourcentage de réussite dans chaque jury et possèdent une grande maîtrise des nouveaux outils de communication proposés par les réseaux sociaux. Les pages Facebook notamment permettent une diffusion très rapide des sujets posés le premier jour, ce qui soulève un problème d’équité au niveau de la notation. Il semble donc indispensable de varier les sujets, d’un jour à l’autre.
MARSEILLE (C. DUCROS)
Le CSP est organisé sous la forme d’un contrôle continu (ED) suivi d’un oral. Les questions sont orientées par des disciplines prépondérantes : Pharmacie Clinique et displines à profil biologique (Hématologie, Bactériologie,…)
CONCLUSION
Selon A. GUEIFFIER, il semble désormais nécessaire d’aborder le problème différemment. Un des rôles de l’AFECT pourrait être de définir des objectifs nationaux correspondant à notre discipline. L’élaboration par l’AFECT d’un référentiel de compétences dans le domaine de la chimie thérapeutique pourrait avoir plus de poids et de crédibilité. Cela constituerait un appui et une aide pour ceux qui sont en difficulté.
Certains (M. VIDAL, J.-D. BRION) vont plus loin dans cette réflexion et suggèrent même une action commune avec d’autres associations (Chimie organique, Pharmacognosie).
Toutefois, P. VERHAEGHE émet un avis réservé quant aux chances de réussite d’une telle entreprise. Il évoque le contexte toulousain relatif aux discussions préparatoires sur le CSP et au cours desquelles un document cosigné par les enseignants des 3 disciplines (Chimie Thérapeutique, Chimie Organique, Pharmacognosie) n’a pas été pris en considération…
À propos des UE librement choisies de Chimie Thérapeutique
Un rapide tour de table est effectué. Dans de nombreux cas, il ne s’agit pas d’UE spécifiquement chimie thérapeutique mais pluridisciplinaires. Deux problèmes récurrents sont évoqués :
- celui du quota minimum d’inscrits permettant l’ouverture de ces UE optionnelles (certaines UE ne fonctionnent pas faute d’effectif)
- la très grande hétérogénéité des étudiants : les uns manifestent un réel intérêt pour l’UE et fournissent d’excellents résultats, alors que d’autres manquent totalement de motivation.
À propos de l’Internat
La rareté des questions de chimie thérapeutique posées au concours est à nouveau évoquée. Vincent LISOWSKI (nommé expert au CNCI depuis janvier 2014) précise que la banque de données actuelle du CNCI est bloquée. En effet, une réflexion est en cours afin d’étudier le passage à la tablette à l’horizon 2016. À ce jour, on ne dispose pas d’information sur le nouveau formatage des futures questions. Toutefois, V. LISOWSKI confirme que la remontée des questions au CNCI se fera toujours à titre individuel et non par le biais des associations.
2. Le e-Learning : état des lieux
Le numérique semble un outil de choix pour aborder la chimie de façon ludique (J.F PEYRAT) : il est possible de créer des modules annexes à la formation commune et ayant un rôle de soutien par rapport aux cours classiques. Un autre avantage est de permettre aux étudiants de réaliser une auto-évaluation, ce qui peut les encourager à perfectionner le niveau de leurs connaissances. Plusieurs initiatives basées sur ces nouvelles formes d’enseignements numériques sont présentées.
CLERMONT-FERRAND (Caroline DECOMBAT)
En 2014, il a été créé un ED exploitant les technologies du numérique et destiné aux étudiants se préparant au concours de l’Internat. Schématiquement, il s’agit d’une série de QCM comportant une phase d’auto-évaluation. Cette expérience semble dores et déjà donner des résultats très prometteurs.
CHÂTENAY-MALABRY (Abdallah HAMZÉ)
À Châtenay, un ED de perfectionnement dédié à la chimie thérapeutique a été créé cette année et complète le module virtuel de TP déjà mis en place.
En collaboration avec un enseignant mathématicien, A. HAMZÉ a développé une application sur plateforme WIMS (WWW Interactive Multipurpose Server) constituée d’une banque d’exercices interactifs destinée à l’entraînement des étudiants inscrits en 3e année à Châtenay. Les plateformes WIMS étant conçues initialement pour afficher des formules mathématiques, la conception d’exercices comportant nécessairement des structures et des réactions chimiques demande une certaine compétence en programmation.
Le système de plateforme WIMS offre plusieurs avantages, à la fois pour les étudiants et pour les enseignants :
- Pour les étudiants, les exercices mis à disposition sont couplés à un système de correction automatique, ce qui permet à chacun de travailler à son propre rythme.
- le logiciel attribue automatiquement une note en fonction de la réponse fournie à chaque exercice, ce qui contribue à augmenter la motivation des étudiants. Des supports de cours sont éventuellement accessibles, ce permet une mise à niveau de l’étudiant.
- Pour l’enseignant, ce système permet un bon encadrement des étudiants et a l’avantage de pouvoir générer automatiquement une analyse statistique. Le taux de participation peut être mesuré et un mail peut être adressé aux étudiants ayant “oublié” de réaliser les exercices proposés…
Isabelle BAGLIN fait remarquer qu’il existe d’autres plateformes permettant de réaliser ce type d’enseignement à distance (Scenari, Moodle). Il serait souhaitable que les enseignants de l’AFECT se mettent d’accord pour utiliser un système bien défini afin de ne pas se disperser dans plusieurs directions.
Alain GUEIFFIER évoque les difficultés de concevoir collectivement des questions ou des exercices exploitables par tous les enseignants de Chimie Thérapeutique, dans la mesure où les cours assurés dans les diverses facultés sont inévitablement différents. Cela sous-entend un travail de réaménagement de la banque de questions pour s’adapter à chaque type d’enseignement.
Il est souligné que ce type de support numérique n’est destiné qu’à l’entraînement des étudiants et ne peut être utilisé dans le cadre d’un examen.
ANGERS (Isabelle BAGLIN)
Dans le cadre de l’EC Douleur, Isabelle BAGLIN présente tout d’abord un module d’apprentissage en ligne dont le principe est relativement proche du précédent, mais élaboré à partir d’une plateforme Moodle (Modular Object-Oriented Dynamic Learning Environment). Les possibilités d’interactivité sont sensiblement équivalentes, à l’exception de l’aspect statistique qui ne peut être généré qu’au moment de la validation par l’étudiant de l’ensemble du questionnaire.
I. BAGLIN dresse ensuite un rapide bilan sur le projet « Quizz Molécules» évoqué l’an dernier par Olivier DUVAL lors du séminaire de Tours (29 mars 2013). L’objectif était de répartir les divers chapitres entre enseignants volontaires afin de produire, pour chaque classe thérapeutique, un document Word correspondant à un résumé des connaissances indispensables, notamment dans le domaine des RSA.
En raison du très court délai imposé, le travail a été confié à deux étudiantes en 5e année qui ont repris quatre cours réalisés à Angers pour en faire des résumés d’une dizaine de pages environ. Les fichiers Word correspondants ont été ensuite transmis à la cellule TICE d’Angers qui s’est chargée de la « médiatisation », c’est-à-dire de la transposition en module Scenari.
L’élaboration des schémas et figures représente une part importante du travail de mise en forme. Le niveau de qualité des illustrations impacte directement le résultat final visualisé dans Scénari. Toutefois, il est à noter que la version actuelle de cette plateforme ne permet pas encore d’harmoniser la couleur du texte et celle utilisée dans les schémas.
J.-F. PEYRAT fait remarquer que le principal avantage offert par Scenari est la grande rapidité d’actualisation lorsqu’on apporte une modification sur un module existant.
La finalisation de ce projet « Quizz Molécules » nécessite encore la rédaction d’un certain nombre de chapitres, notamment portant sur les médicaments du SNC, ainsi que la correction des chapitres existants.
La réalisation de ce travail est toutefois conditionnée par l’élaboration du référentiel des compétences en chimie thérapeutique précédemment évoquée (cf § « Conclusion » page 3).
Clôture de la journée à 18 h 30.

