Le diaporama (format PDF) utilisé durant le séminaire est annexé au compte rendu.
Assemblée générale
du jeudi 18 mars 2021
Membres présents : SONNET Pascal (Amiens), BAGLIN Isabelle (Angers), DUVAL Olivier (Angers), PUDLO Marc (Besançon), MOREAU Stéphane (Bordeaux), BESTEL Isabelle (Bordeaux), DALLEMAGNE Patrick (Caen), VOISIN-CHIRET Anne-Sophie (Caen), GUEDENNEY Nicolas (Caen), DECOMBAT Caroline (Clermont), COUDERT Pascal (Clermont), Weber Valérie (Clermont), BOSC Damien (Lille), CHAVATTE Philippe (Lille), LEBEGUE Nicolas (Lille), POUGET Christelle (Limoges), FAGNERE Catherine (Limoges), DUCROS Caroline (Marseille), MONTANA Marc (Marseille), ROCHE Manon (Marseille), RATHELOT Pascal (Marseille), PRIMAS Nicolas (Marseille), LISOWSKI Vincent (Montpellier), DENOYELLE Séverine (Montpellier), MASURIER Nicolas (Montpellier), MAILLARD Ludovic (Montpellier), BOISBRUN Michel (Nancy), BAZIN Marc-Antoine (Nantes), VIDAL Michel (Paris), GIORGI-RENAULT Sylviane (Paris), DESBENE-FINCK Stéphanie (Paris), CARATO Pascal (Poitiers), GERARD Stéphane (Reims), COCHARD Marie (Reims), BESSON Thierry (Rouen), BOUREL Line (Strasbourg), De GEORGI Marcella (Strasbourg), VITTORIA SPANEDDA Maria (Strasbourg), BERNADES-GENISSON Vania (Toulouse), VERHAEGHE Pierre (Toulouse), DERAEVE Céline (Toulouse), GUEIFFIER Cécile (Tours), DELAYE Pierre-Olivier (Tours), MAVEL Sylvie (Tours), DENEVAULT-SABOURIN Caroline (Tours), RIOUX Benjamin.
Membres excusés ayant donné procuration : MATHIAS Fanny, CROZET Maxime, BRION Jean-Daniel, NUHRICH Alain, ALIBERT Sandrine, DEPREZ-POULAIN Rebecca.
Membres ayant donné procuration pour certains moments de l’AG : ROCHE Manon, FAGNERE Catherine, GIORGI-RENAULT Sylviane, MAILLARD Ludovic
Membre excusé : DASSONVILLE Alexandra
Nouveaux adhérents présents : BADARAU Edouard (Bordeaux), RASCOL Estelle (Bordeaux), LEBEGUE Nicolas (Lille), HALLE François (Lyon), GARRIDO Amanda (Caen)
1 – Accueil
Le Vice-Président Vincent LISOWSKI accueille les participants puis cède la parole à Patrick DALLEMAGNE. Celui-ci prononce un émouvant hommage à notre Président, Alain GUEIFFIER, trop tôt disparu en septembre 2019. Il souligne non seulement sa brillante carrière, mais aussi ses qualités humaines et le travail qu’il a réalisé pour notre association, qui font qu’il nous manque tant.
Puis l’approbation du Compte-rendu du 7° séminaire de printemps (à Paris en mars 2019) est soumise au vote. Accepté à l’unanimité.
2- Actualités du CNU
Patrick DALLEMAGNE a remplacé Alain GUEIFFIER au titre des rangs A et Marc-Antoine BAZIN a remplacé Caroline DUCROS, devenue MCU-PH, au titre des rangs B. Pour le détail, ce sont des nominations sur proposition de l’AFECT. Stéphane GÉRARD siège toujours au CNU au titre des rangs B.
En ce qui concerne la qualification PR, Stéphane GÉRARD a bénéficié de l’entraînement à la leçon par des membres de l’AFECT en 2019. Il a passé la qualification en 2020. Dans ce cadre, la liste des questions a été modifiée sur proposition de l’AFECT, afin d’avoir des classes thérapeutiques plus d’actualité. De même, les modalités ont changé : la présentation se fait avec un ordinateur, avec des documents préparés à l’avance.
Mais ces modalités nouvelles ont été très vite suivies cette année par une modification substantielle : les candidats MCF possédant l’HDR n’ont désormais plus besoin d’être qualifiés pour se présenter à un recrutement de PR. L’appréciation de la valeur du candidat est laissée aux comités de sélection. La nécessité d’avoir 10 ans d’expérience, évoquée un temps, n’est plus d’actualité. Par contre, rien n’empêche les MCF HDR de continuer à passer cette qualification, et elle est toujours obligatoire pour les CR et DR qui veulent passer PR.
Les modalités d’attribution de la PEDR sont évoquées par Pierre VERHAEGHE et Patrick DALLEMAGNE. Les classements par le CNU, A, B, C sont bien réalisés avec des modalités différentes en fonction du statut MCF, PR2, PR1 ou PR CE.
Promotions : Les différentes promotions accordées par le CNU en 2020 sont résumées par Patrick DALLEMAGNE et sont détaillées en annexe dans le fichier joint. Pour mémoire, 9 promotions étaient ouvertes au titre des MCF HC et 3 pour les autres types de promotion, MCF CE, PR1, PRCE1, PRCE2.
3- Bilan moral
L’AFECT est composée de 74 membres dont 5 retraités. 7 membres ne sont pas à jour de leur cotisation. Il y a des membres de l’AFECT dans 23 des 24 Facultés de Pharmacie de France. 9 demandes d’adhésion ont été formulées en 2020 et 2021. Si on compte que la population totale d’enseignants de Chimie Thérapeutique en France est de 102 enseignants, on peut dire que notre association est bien représentative de l’ensemble.
Les actions réalisées par l’AFECT depuis l’élection de l’actuel Bureau en 2015 (et qui a ainsi fait deux mandats de 3 ans) sont évoquées et elles sont nombreuses.
Le Bureau a organisé ses actions au travers de régulières réunions téléphoniques afin de mieux les planifier.
Un site internet a été créé avec l’aide de notre ancien Président Alain NUHRICH qui a joué et joue encore le rôle très actif de Webmaster. Les pages ‘recherche’ des membres de l’association sont très consultées, aussi nous invitons les membres à mettre leur page régulièrement à jour. Les pages proposant des offres de bourses de thèse, de Post-Doc, de stage de M2 sont aussi très consultées, n’hésitez pas à déposer des offres sur le site (en passant par le secrétariat de l’association)! La carte de France des laboratoires agréés pour accueillir des IPR a également été créée et est très utile.
Un communiqué de presse a été rédigé par l’Académie de Pharmacie en 2020 afin de soulever le problème de la diminution inquiétante du volume horaire des enseignements de chimie dans les Facultés de Pharmacie. L’AFECT a vivement réagi à ce communiqué en contactant les différentes associations d’enseignants de chimie: organique, analytique, générale et minérale, ainsi que l’association des enseignants de biophysique. Ainsi, un texte commun a été rédigé pour faire écho au communiqué de l’Académie. Ce texte a été transmis à l’ordre des pharmaciens, au ministère de la santé, au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, au syndicat des pharmaciens, à la Conférence des Doyens de pharmacie. Les retombées de cette démarche ont toutefois été faibles.
Pour mieux soutenir notre discipline, Patrick DALLEMAGNE invite à toujours plus professionnaliser notre enseignement. Mais aussi à investir les Décanats (comme récemment Vincent LISOWSKI à Montpellier).
A partir de 2021, les MCF titulaires d’une HDR peuvent concourir à un poste de PR sans demander de qualification au CNU. Michel VIDAL souligne le fait que les sections du CNU qui conservent l’obligation de qualification sont les sections dites « santé » correspondant aux sections de bi-appartenants. Cela amènerait à penser que les sections de mono-appartenant ne seraient pas des sections « santé ». Les sections 85 à 87 font-elle vraiment partie de la réforme concernant la qualification ? Vincent LISOWSKI confirme qu’elles le sont bien. Le problème de cette réforme est qu’elle risque d’entraîner le recrutement de PR qui n’ont pas la culture pharmaceutique. Il faudra être exigeant dans les comités de sélection, à recruter des candidats capables de faire une leçon de chimie thérapeutique. Pascal RATHELOT indique qu’en effet, comme beaucoup d’enseignements sont sous forme d’enseignements coordonnés, des PR non pharmaciens seront vite dépassés dans ce contexte. Il est aussi possible d’inviter les non pharmaciens à tenter les concours passerelle afin d’acquérir le diplôme de pharmacien en cours de carrière. Olivier DUVAL ajoute que les connaissances chimiques sont indispensables à l’hôpital, ne serait-ce que pour prévenir les incompatibilités physico-chimiques entre principes actifs. Un point important pour asseoir notre discipline serait d’imposer au concours de l’internat des questions en rapport avec la chimie, mais c’est dur à faire accepter au CNCI.
Parmi les actions menées récemment, la mise en place du prix de thèse Alain-GUEIFFIER avec une dotation de 300 euros. En 2020, le prix a été décerné à Marie-Noëlle PALUDETTO qui présentera ses travaux cet après-midi.
Un référentiel de compétences a aussi été établi par un groupe de travail (Line BOUREL, Marc PUDLO, Thierry BESSON, Olivier DUVAL & Caroline DECOMBAT). Marc PUDLO le présentera aussi cet après-midi.
Une enquête nationale sur les effectifs d’enseignants-chercheurs en chimie thérapeutique a été réalisée par Pierre VERHAEGHE. Ainsi en 2020, on en comptait 102, contre 108 en 2018 : 32 PR, 4 PUPH, 57 MCF, 4 MCUPH, 3 ATER, 2 AHU. Les équipes pédagogiques comprennent de 1 à 10 enseignants- chercheurs. Moyenne : 4,25 personnes. Il y a de fortes disparités dans les établissements. A Lille par exemple, ils sont 10. Les pharmaciens représentent 59% du total, les femmes 41%, et les hospitalo-universitaires 10% (8,5% en 2018). Ils ont encadré, en 2020, 50 doctorants dont 12 pharmaciens (41 doctorants dont 9 pharmaciens en 2018).
Une enquête a aussi été réalisée sur les volumes horaires d’enseignement, qui sera évoquée cet après-midi.
4. Bilan financier 2018
Présenté par le Trésorier, Pierre VERHAEGHE.
L’AFECT a souscrit un contrat d’assurance ainsi qu’une carte bleue associée à son compte en banque. Le bilan financier est fourni en annexe. Le solde au 31/12/2014 (début de mandat du trésorier) était de 12 761 euros, au 31/12/2019 il était de 17 308 euros et au 31/12/2020 de 18165 euros. De faibles dépenses ont été engagées l’année dernière car c’était une année creuse due à la situation sanitaire. Pourrait-on profiter de ces finances élevées pour mettre au point un prix de thèse d’exercice ?
5. Demandes d’adhésion
9 demandes d’adhésion sont parvenues au bureau de l’AFECT, dont 6 avaient déjà été déposées en 2020, date à laquelle l’AG avait été annulée pour des raisons sanitaires (confinement une semaine avant date fixée). Les demandes concernaient : Edouard BADARAU, Bertrand COLLIN, Amanda GARRIDO, François HALLÉ, Yves JACQUOT, Nicolas LEBÈGUE, François-Hugues PORÉE, Estelle RASCOL et François-Xavier TOUBLET.
Le ou les parrains ont présenté le profil des candidats et selon les cas, certains candidats ont pu eux-mêmes présenter leur parcours.
Un premier vote a permis d’avaliser la candidature de 8 des candidats. Une discussion s’est établie autour du cas particulier de la candidature de Bertrand COLLIN. En effet, celui-ci est pharmacologue de formation et enseigne la chimie thérapeutique à Dijon suite à des circonstances particulières. Plusieurs personnes sont opposées à cette candidature qui reviendrait à avaliser une politique de recrutement à Dijon qui méprise notre discipline et proposent qu’il soit membre invité afin que B. COLLIN puisse tout de même profiter de l’association sans en être membre. D’autres souhaiteraient l’accueillir tout de même dans notre association. Ne pouvant obtenir de consensus, un vote est proposé. 31 votes pour son adhésion sont enregistrés, et 19 pour qu’il soit membre invité, 1 abstention.
Mr Bertrand COLLIN est donc admis à l’AFECT, en précisant qu’un courrier sera envoyé à la Direction de l’UFR de Dijon stipulant les réserves qui sont émises concernant leur politique vis-à-vis de la chimie thérapeutique.
6. Election du nouveau Conseil d’Administration
Suite aux appels à candidature, les personnes suivantes se sont portées volontaires pour participer au CA : Line BOUREL, Thierry BESSON, Marc-Antoine BAZIN et Nicolas PRIMAS. Le Conseil doit comporter 10 membres. Marc PUDLO qui avait récemment remplacé Nicolas MASURIER propose de continuer l’aventure, ainsi que Caroline DECOMBAT. A ceux-ci se sont ajoutés Edouard BADARAU, Nicolas LEBÈGUE, Anne-Sophie VOISIN et Damien BOSC. Félicitations aux nouveaux élus.
7. Questions diverses
Le séminaire de printemps 2020 devait avoir lieu à Poitiers mais a été annulé à cause de la Covid-19. Pascal CARATO renouvelle son invitation pour 2022, si la situation sanitaire le permet.
Les prochaines RICT auront lieu en juillet 2021 mais sous forme de conférence virtuelle. L’AFECT en profite traditionnellement pour y tenir une réunion, mais ce ne sera pas le cas cette année : ajouter une réunion virtuelle sur une conférence virtuelle n’aurait guère de sens.
Un nouveau prix de thèse Alain-Gueiffier sera remis cet après-midi. Les jurys se sont réunis sous l’impulsion de Nicolas PRIMAS. L’historique dont nous bénéficions deux ans après la création de ce prix va nous amener à effectuer des ajustements qui seront proposés au nouveau CA.
Le bilan financier nous a montré que la trésorerie nous permettrait d’alimenter un nouveau prix. Et pourquoi pas un prix de thèse d’exercice qui pourrait correspondre à des sujets de Master 2 ayant servi de matrice à des sujets de thèse d’exercice ? Cette proposition sera étudiée de près.
Séminaire de printemps du jeudi 18 mars 2021
1. Elections du nouveau bureau
Au retour de la pause-déjeuner, le nouveau bureau annonce qu’après s’être réuni brièvement une première fois, a décidé de doter l’AFECT d’une nouvelle Présidente : Line BOUREL, ainsi que d’un nouveau Trésorier : Nicolas PRIMAS. Les nominations des autres membres du bureau suivront, à l’occasion d’une future réunion du Conseil d’Administration.
2. Présentation par la première lauréate (2020) du prix Alain-Gueiffier :
Marie-Noëlle PALUDETTO nous présente brillamment ses travaux de thèse :
Etude du métabolisme d’inhibiteurs de tyrosine kinases, caractérisation de nouveaux métabolites réactifs du pazopanib et du sunitinib par une approche de catalyse biomimétique et implication potentielle dans les effets indésirables.
Cette thèse avait été encadrée par Cécile ARELLANO et Florent PUISSET.
3. Remise du prix de thèse 2021 Alain-Gueiffier
5 thèses ont été examinées par un jury réuni par Nicolas PRIMAS. Parmi celles-ci, le prix a été décerné à Amanda GARRIDO, pour la thèse intitulée « Synthèse et relations structure-activité de composés originaux imidazo[2,1-a] phtalazines à visée anti-cancéreuse ». Cette thèse était encadrée par Cécile ENGUEHARD-GUEIFFIER et Pierre-Olivier DELAYE. Félicitations à Amanda pour ce prix. Elle présentera ses travaux de thèse lors de la prochaine Assemblée Générale, en mars 2022.
4. Bilan PASS-LAS 2020
Pour mieux cerner l’évolution de la population des étudiants en pharmacie, l’AFECT a décidé de réaliser un bilan de la réforme en cours, avec le nouveau système PASS/LAS. Suite à l’appel lancé, 10 Facultés sur 24 ont répondu. Les résultats ont été compilés et présentés par Michel BOISBRUN.
Voir diapos fournies en annexe : la situation est très variable en fonction des UFR. Si on comptabilise les heures de chimie organique + chimie générale, le nombre d’heures réalisées en PASS va de 83,5 à Lille à 27 à Limoges. Cela correspond dans tous les cas à une baisse par rapport à l’ancienne PACES qui elle-même avait entraîné une diminution d’environ 50% du nombre d’heures de chimie par rapport au précédent système. La situation concernant les LAS est encore plus catastrophique.
Docimologie : dans tous les cas, l’évaluation de la chimie est réalisée par des QCM.
Modalité d’admission en DFG-SP2 : Une proportion d’étudiants qui ont atteint un certain seuil de points est considérée comme super admissible et est directement admise en DFGSP2. D’autres, n’atteignant pas un certain plancher seront réorientés, tandis que la majorité subira un deuxième groupe d’épreuves, des épreuves orales. Une question est posée : les jurys d’oral sont-ils constitués d’enseignants des différentes filières de santé ? A Strasbourg, le jury est composé de membres de différentes origines.
A noter le cas particulier de Nantes où tous les étudiants doivent passer un deuxième groupe d’épreuves orales, quel que soit leur résultat au premier groupe.
Vania Bernades-Genisson pose le problème des étudiants de classes préparatoires qui désirent se réorienter vers les études de santé. Il semblerait que le nouveau système ne soit pas favorable à cette passerelle.
Les réponses reçues par les différentes UFR indiquent un nombre d’épreuves orales de 2 à 4 dans l’ensemble. Il s’élève à 8 à Lille. Les compétences recherchées sont indépendantes de tout savoir scolaire, mais sont plutôt de l’ordre de l’analyse et la synthèse, la mise en situation, la défense d’opinion, la communication et les valeurs humaines.
Notons le cas particulier de Caen et de Strasbourg. A Caen, il n’y a pas de PASS mais 10 LAS avec chacune un nombre d’étudiants maximum admis en DFG-SP2. A Strasbourg c’est pareil, et on parle de Licence pour la Santé.
Le problème de niveau insuffisant en chimie est évident pour les étudiants qui vont entrer en DFG-SP2. Pour pallier à cela, un système de « cahier de vacances » a été établi à Caen, basé sur le volontariat des étudiants. A noter que les syndicats étudiants sont vent debout contre tout système de remise à niveau.
5. Bilan des actions de soutien aux étudiants
Dans le cadre de la situation sanitaire actuelle, de nombreuses et diverses actions d’aide aux étudiants ont été réalisées dans les UFR de pharmacie. Les tutorats établis depuis quelques années avec les UEs POP ont permis un meilleur suivi des étudiants, utile en ces temps troublés. Les étudiants de première année sont les plus difficiles à toucher. De nombreuses actions d’écoute et de soutien ont été mises en place par le biais des corporations d’étudiants, permettant de les orienter vers les structures universitaires et/ou médicales les plus adaptées.
A Besançon, une enquête a été menée auprès des étudiants afin de mieux cerner leurs problèmes pour suivre les cours en distantiel. A Nantes, une semaine « bien-être » est prévue en avril. Une action forte a été menée à Lille, avec la mise en place du dispositif DISCUSS permettant un maximum de liens inter et intra-promotion. Des personnes « sentinelle », étudiants et personnels, ont été formées. A terme, ce dispositif sera étendu pour soutenir les étudiants préparant le concours de l’internat.
Un retour en présentiel est programmé de manière progressive dans les différentes UFR : les TP en demi-jauge sont maintenus, puis les ED et les CM reprendront progressivement.
Une discussion s’établit autour de la situation sanitaire actuelle et de l’organisation des Travaux Pratiques. Dans toutes les UFR, les groupes de TP sont réduits de 50%. Pour ne pas augmenter le nombre total d’heures, le programme pédagogique a de fait été diminué d’un facteur 2. Sauf à Nancy, où l’organisation des TP est inchangée. A noter qu’à Lille, où les étudiants travaillent chacun seuls à leur sorbonne, le travail résultant est nettement plus efficace. A Nantes et Caen, les étudiants travaillent aussi à partir de capsules vidéos qui semblent très utiles aux étudiants.
6. Référentiel de compétences
Il a été établi par le groupe de travail (cf bilan moral) et présenté par Marc PUDLO. L’évolution des enseignements va vers des UE thématiques avec une approche transverse. Les différentes disciplines, au départ simplement synchronisées s’orientent vers une nette coordination.
Bien définir les compétences permet d’atteindre l’objectif de professionnalisation des enseignements.
Marc PUDLO s’est inspiré de la définition américaine de la chimie thérapeutique : « pharmacophore recognition and Physico-chemical application ».
Une revue d’articles (études de cas) a été réalisée et les retours d’expériences professionnelles via une enquête interne à l’association ont permis de définir un premier jet. Ce dernier a été incrémenté par l’ensemble de notre communauté (21 facs/22). Cette version a été soumise à un examen critique par différents experts (15) de disciplines connexes afin d’aboutir à la version finalisée.
Les compétences sont décrites par des verbes d’action. Deux parties sont définies : 1 /en amont (R&D, fabrication, contrôle…) et 2/ en aval (dispensation). Des niveaux de compétences ont été déterminés : grade 1 (FCB), grade 2 (M2 et orientation industrie), grade 3 (doctorat).
L’ensemble de ces actions a permis de construire un article qui a été soumis aux Annales Pharmaceutiques Françaises et sera déposé sur le site de l’AFECT. Cela pourra aussi servir de base à un ouvrage et/ou pour des questions d’internat.
7. Questions diverses
Une discussion s’ensuit sur d’autres questions d’ordre pédagogique. Les enseignants de Lille font part de leur expérience réussie de l’utilisation des logiciels libres MedChemGenius et Openchem. Les liens devront être mis sur le site internet de l’AFECT. A Lille, un maximum d’outils est mis à la disposition des étudiants pour les aider à s’entraîner à la reconnaissance de structures.
Un débat s’établit autour du vécu lié aux examens en distantiel réalisés au printemps 2020. Un système de triche généralisé a été organisé par la plupart des étudiants, aboutissant à des résultats de niveau inédit. Il semble que les rares étudiants ayant raté leurs examens sont ceux qui n’ont pas de relations sociales étendues. On a retrouvé des copies avec des paragraphes entiers copiés et collés à partir d’autres copies, fautes d’orthographe comprises. Des prestations éventuellement payantes ont même été évoquées par certains participants. Un effet rebond a été observé en 2021 avec des résultats en général mauvais au premier semestre suite à des examens sur table en présentiel cette fois. Un incident survenu à Lille a été rapporté : certains étudiants sont allés témoigner auprès de journalistes de la Voix du Nord, se plaignant de la reprise des examens en présentiel ! A Caen, les seuls examens maintenus en distantiel sont des cas cliniques différentiés entre les étudiants. A Strasbourg, les examens en distantiel ont été sécurisés par un logiciel anti-plagiat comparant les copies avec les documents disponibles en ligne. Cela a occasionné des notes divisées par deux.
L’ordre du jour étant épuisé, l’Assemblée Générale est levée à 16h30.
Réunion du Conseil d’Administration du lundi 29 mars 2021
Le nouveau CA s’est réuni en visioconférence le lundi 29 mars 2021 afin d’élire son nouveau bureau. Pour rappel, seuls la Présidente (Line BOUREL) et le Trésorier (Nicolas PRIMAS) avaient pu être élus lors de la réunion trop courte du 18 mars 2021.
Sont élus à l’unanimité :
- 1er Vice-Président : Thierry BESSON
- 2ème Vice-Président : Marc PUDLO
- Secrétaire : Caroline DECOMBAT
- Secrétaire adjoint : Marc-Antoine BAZIN
Lors de ce CA, les contours des missions de chacun ont été définis par la Présidente.
Caroline DECOMBAT, Secrétaire de l’AFECT

